Selon le communiqué de presse publié par CODESA le 3 octobre 2026 : “Le 1er octobre 2026, un groupe de membres du Collectif des Défenseurs Sahraouis des Droits de l’Homme au Sahara Occidental (CODESA) a rendu visite à plusieurs familles de prisonniers politiques sahraouis membres du groupe Gdeim Izik, en grève de la faim depuis le 23 septembre 2026, pour protester contre la poursuite de leur détention et leurs conditions d’incarcération”.
“Au cours de ces visites, les familles ont exprimé leur vive inquiétude face à la situation de leurs fils et proches. La famille du prisonnier politique sahraoui “El-Bachir Khadda” a indiqué que depuis son transfert à la prison locale d’El-Aïoun occupée, il fait l’objet d’isolement et de harcèlement, et que les membres de sa famille n’ont pu le rencontrer que pendant quelques minutes lors de la dernière visite.
De même, la famille du prisonnier politique sahraoui “Abdallah Bahaa” a confirmé que tout contact avec lui est rompu depuis neuf jours, exprimant ses craintes quant à son état de santé et son sort, tandis que la mère du prisonnier politique sahraoui “Ahmed Sbaai” a signalé que son état de santé connaît une grave détérioration, face à ce qu’elle a qualifié de manquement de l’administration pénitentiaire à accorder les soins nécessaires à sa situation.
Pour sa part, la famille du prisonnier politique sahraoui “Mohammed Bourial” a exprimé ses craintes pour sa sécurité après avoir entamé une grève de la faim d’avertissement de 48 heures en solidarité avec ses compagnons en grève de la faim.
Face à ces données, le Collectif des Défenseurs Sahraouis des Droits de l’Homme au Sahara Occidental (CODESA) exprime sa profonde préoccupation concernant la situation des prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim, tient l’administration pénitentiaire pour responsable de la garantie de leur sécurité physique et psychologique, et de leur accès aux soins médicaux et à la communication avec leurs familles et avocats.
L’organisation renouvelle son appel aux mécanismes onusiens et aux organisations internationales des droits de l’homme pour qu’ils interviennent d’urgence afin de protéger ces prisonniers, et exige la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques sahraouis membres du groupe Gdeim Izik, ainsi que la fin de leurs souffrances et des harcèlements et violations qu’ils subissent”.